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Cinq formations, une exposition

Posted: janv. 11, 2022
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Le vendredi 25 juin 2021, l’EDHEA vernissait une exposition d’une ampleur inédite. Pour la première fois, elle présentait en un même lieu l’ensemble des travaux de diplômes ou de fin d’année de ses élèves et étudiant·e·s. Ce rendez-vous concernait cinq de ses six formations : Graphiste CFC/MP, Propédeutique Art & Design, Maturité spécialisée en Arts visuels, Bachelor en Arts visuels et MAPS – Master of Arts in Public Spheres.

La créativité des 59 élèves et étudiant·e·s arrivé·e·s au terme de leur cursus s’est manifestée sous forme d’installations, d’œuvres sonores, de livres et magazines, de performances, de projections, de vidéos ou encore de peintures. Toutes ces réalisations ont pris place dans les anciennes Halles Usego à Sierre, un bâtiment aux volumes généreux qui sera prochainement transformé pour accueillir toutes les activités de l’EDHEA.

Le public a répondu présent, avec 350 visiteuses et visiteurs pour le soir du vernissage et tout autant sur les cinq autres journées d’ouverture. La longue file d’attente induite par les mesures de restriction sanitaire n’a pas découragé les personnes intéressées. L’exposition se poursuit actuellement en ligne sur edhea.ch. Les internautes peuvent y découvrir l’intégralité des travaux.

Le rendez-vous a permis aux équipes des différentes formations de collaborer sur un projet commun et de mettre en valeur la diversité des activités de l’EDHEA. Une nouvelle exposition collective est d’ores et déjà prévue pour la fin d’année 2022.

Mélanie Zuber

 


 

Alexandre Ghandour (Bachelor en arts visuels)

Pour ce travail, j’ai proposé un hypothétique cours d'eau, séché et vivant et j’y aborde des notions de transformation et de changement d'états. Ce travail m’a permis de créer un point de rencontre pour moi-même, mes corporalités ainsi que les réflexions diverses que j’ai mené. Un des points de départ de mon paysage sculptural a été les principes de Biodynamie, et particulièrement l'approche de Marie-Thérèse Chappat, selon laquelle une vache qui entre dans un champs utilise ses cornes pour capter l’énergie du lieu et la restituer via le lisier. Je me suis rendu dans cet espace durant une année et j’y ai restitué à travers mon corps ce que j’y ai ressenti, appris. 

 

 

Corentin Clausen (Bachelor en Arts visuels)

Cette œuvre traite de la notion d’identité, et en particulier des identités des communautés étrangères qui se sont établies en Valais pour le travail de la vigne. Les locaux y passent moins de temps que par le passé et les garants de la survie de ce patrimoine appartiennent maintenant à des communautés que l’on n’entend que très peu. J’ai désiré leur offrir un espace d’expression, tout d’abord en attirant le public grâce à ce mur de caisses de vendange, mais surtout grâce aux témoignages que l’on peut écouter de part et d’autre de ce mur.

 

Diana Martin (Bachelor en Arts visuels)

C’est une performance sonore inspirée des micromouvements de baguettes en roulement. J’ai transvasé ce roulement de baguettes dans mes doigts afin de créer un micro tambourinement sur le manche d’une basse électrique, ce qui génère une forme de conversation entre l’ampli, la basse et moi-même. D’autres paramètres comme la température ou l’espace dans lequel nous nous trouvons auront également un impact sur cette composition sonore.

 

Lucia Masu (Master of Arts in Public Spheres)

J’ai travaillé sur la notion d’élargissement de la subjectivité et sur la nécessité de développer une perception de soi qui ne soit pas qu’individualiste, mais reliée au monde plus complexe qui nous entoure.

Grâce à cette vidéo appelée Brainstorm, je me réfère à mon expérience éco-socio-biographique en me concentrant sur l’expérience collective et familiale de la maladie mentale, en l’occurrence la schizophrénie. Il s’agit d’un poème visuel, presque archéologique, qui a pour ambition d’amener des éléments de ma sphère privée dans une dimension publique pour en discuter et confronter les perceptions de chacun·e.

 

Margaux Dewarrat (Master of Arts in Public Spheres)

J’ai beaucoup pratiqué la dérive urbaine, j’ai beaucoup flâné dans de nombreux territoires souvent en marge, hors du temps, comme ici dans les Halles Usego. Je me suis intéressée aux termes associés à ces espaces-là et comment chaque terme, ou chaque idée, en engendrait une autre, à l’image des stolons de fraisiers ou du concept deleuzien de rhizome.

Dans « On my way to language », l’idée est de déployer ce travail écrit dans l’espace grâce à un rétroprojecteur et de réaliser une installation tridimensionnelle, nomade et itinérante afin d’associer des cheminements physique et psychique liés au langage.

 

 

Cet article fait partie du 4e numéro du magazine Hespresso de la HES-SO Valais-Wallis qui porte sur la thématique des « fake news ». Plusieurs articles frauduleux ont été volontairement intégrés dans cette édition. Cet article est-il un fake ? La réponse ICI.

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